Torses musclés, micro-chaussettes et sabots de satin
Mais aussi Bunny blues, histoires d'amour, Charles Leclerc et néo-radars à grossesse de célébrités.
Bad Bunny blues
Avez-vous le « Bad Bunny blues », ce mal qui ronge les fans du latino débarqué à Paris en pré Fashion week pour performer à la Plénitude Arena (juste, faudrait arrêter de donner aux salles de concert des noms d’Ehpad de bord de Nationale parce que perso, j’y comprends plus rien. Bref j’ai googlé, c’est l’ex “La Défense Arena”, précédemment appelé l’”U Arena”, à ne pas confondre avec l’”Accor Arena”, ex « Bercy » pour les plus vieux qui étaient somme toute bien plus simples mais finiront bien plus tôt dans un hospice à nom déprimant) ? Embarqués par la ferveur de rythmes enjoués et le climax sexuel de la casita (un petit corner VIP dans lequel sont filmés stars et nobodes piochés dans le public) de la bête noire trumpienne, les fans sont désormais en PLS, à peine consolés par la grossesse pas encore annoncée mais repérée d’Alexandra, la femme de Charles Leclerc, le pilote de F1, aperçue au défilé Jacquemus.
Alexandra Leclerc enceinte ?
Non, la nouvelle n’est pas encore officielle, et n’était sa robette un peu ample, rien n’aurait pu attiser la suspicion du boomer, n’était le mariage monégasque fin février dernier du gentil couple. Mais la Gen Z a l’oeil. « Elle porte plus de vernis, c’est trop grillé ! ». Ah bon ? Mais de « mon temps » (celui des grossesses où on avait même le droit de se faire des balayages), on se faisait les ongles limite pour aller à la maternité. Aujourd’hui, c’est fini, interdit. Et heureusement qu’on a cet indice pour ragoter tranquille, parce que vu que plus personne ne boit, on n’aurait plus aucune pièce à conviction pour parier sur les maternités. Et me voilà, donc, zoomant sur toutes les mains et doigts de pied des célébrités en âge de procréer.
Oui, oui, je sais, j’ai certainement bien d’autres choses plus intéressantes à faire, comme apprendre les départements ou les capitales du monde mais…
Un France-Allemagne qu’on n’avait pas vu venir
Voilà, comme d’hab, qu’est-ce qui s’est immiscé illico dans mon cerveau, la breaking news mode de la collab entre deux marques institutionnelles. Un France-Allemagne qu’on n’avait pas vu venir sous la forme de modèles fusion Repetto-Birkenstock qui agitent la planète mode. Sabots de satin intérieur vichy, rubans de ballet, sandale Arizona revisité…, vous doutez, mais comme pour tout (et même la Birk au départ), vous y viendrez. Si,si. En tous cas peut-être davantage qu’à la Fivefingers », dont on nous promet qu’elle va être « partout cet été » (je doute, mais en même temps je croyais peu à la ballerine ajourée Alaia qui a finalement transcendé tous les vestiaires).
Perso, je suis davantage horrifiée par leur similitude avec les micro-chaussettes tue-l’amour dont j’ai déjà dit tout le mal que j’en pensais que par ses points communs avec les gants de conduite de mon grand-père, qui étaient d’une grande élégance, eux.
Off campus, red flags et mignonitude
Comme Off Campus, la série Amazon qui trende (pour preuve, la récente invitation de sa protagoniste au défilé Dior) et console des fortes chaleurs, des trains coincés sur les rails et du male gaze des années 90. Le Pitch ? Un BG capitaine de l’équipe de hockey, une oie blanche à la voix d’or que personne ne remarque, des soirées étudiantes, des roulages de pelle, de gros plans sur des torses musculeux, des seins et même des pénis partout (je mets toussa en gras pour le référencement Google), des histoires de sexe et d’amour, MAIS plein de green flags. Car contrairement aux comédies romantiques d’antan, le jeune homme n’embrasse pas sa promise le soir où elle a trop bu, attendant qu’elle soit prête et en pleine possession de ses moyens de décider, et ledit héros méga viril d’accepter par ailleurs de sonder ses failles, de pleurer, et même de s’excuser auprès de ses potes quand il a merdé, faisant passer le collectif avant son bien-être personnel. Bref, un super modèle pour tous. Le tout bourré de refs, en huit épisodes qui ne vous feront pas oublier Beverly Hills MAIS ouvriront sûrement des conversations lors de ces réunifications transgénérationnelle annuelles qu’on appelait jadis « les grandes vacances ».
Et j’ai bien conscience de l’aspect fort Millenium de ce débrief hebdo pourtant sachez-le, tout est calculé. Vous voilà tous, chers lecteurs, au même niveau d’infos incontournables. Et si rien ne vous plaît dans ma sélection, vous pourrez toujours parler de Cédric Jubillar, de réchauffement climatique, de Marine Le Pen ou des impôts de la rentrée. C’est vous qui voyez.
Bonne journée !
Et comme chaque semaine, chers abonnés premium, je vous ai enregsitré le long débrief pour que vous puissiez l’écouter les yeux fermés et les mains libres de faire votre valise, à manger ou absolument ce que vous voulez.
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