Pourquoi cette newsletter ?
Je suis arrivée à l’écriture un peu par hasard.
J’ai été assistante au service de presse d’une maison d’édition, puis éditrice de manuels scolaires, puis de revues de jeux (mots fléchés, mots croisés, Sudokus). Et puis un jour, dans les années 2006, j’ai ouvert un blog. Ca s’appelait « Adèle debrief ». Je n’avais pas écrit depuis le lycée. Facebook émergeait à peine. Bref, j’ai utilisé cette plateforme rigolote pour dire tout ce qui me passait par la tête. Ou plutôt, pour mettre par écrit la grande passion de ma vie : le débrief. De l’actu, petit et grande (surtout petite), de restaus testés, de livres lus, de films vus, de petites phrases entendues, de réflexions chopées à la volée, décortiquée, analysée, digérée.
Un jour, j’ai partagé l’un de mes posts sur Facebook, et j’ai eu pas mal de bons retours de gens heureux de m’avoir lue. Ca les avait fait rire, réfléchir, orientés. Un peu tout ça à la fois. Et moi, ça a changé ma vie parce qu’alors j’ai compris que ce que j’écrivais me permettrait de traduire le monde pas seulement pour moi, ce qui est déjà pas mal, mais aussi de créer des liens.
« Un jour, ma mère m’a dit : ‘Tu devrais écrite un roman. Bha, tous ces petits bouts de blogs, ça fait à peu près la même taille. » Oui, oui, bien sûr… Et puis bon, je me suis lancée. Depuis, j’ai écrit 8 romans et je viens de rendre le neuvième. J’ai intégré plusieurs rédactions. Terrafemina, le ELLE, dont j’ai été rédactrice en chef du digital, puis GALA, où j’ai dirigé les services mode, lifestyle et le Gala Croisette cannois.
Une raconteuse d’histoires
Quand j’aventure salariale s’est arrêtée il y a quelques mois, une chose était certaine, ma vie, ce serait toujours de raconter des histoires. Dans des livres, des journaux papiers, des magazines, des stories, des posts, des podcasts. Bref, sur plein de canaux de narration différents. Et puis, au même moment, j’ai découvert Substack.
Une plateforme du temps long, de l’écrit, une safe place non soumise à l’algorithme où l’on s’adresse directement à une communauté d’abonnés qui reçoivent dans leur boîte aux lettres un contenu choisi. Un truc de Club Barbie. Un petit cadeau qu’on se fait à soi en s’abonnant à une plume dont on aime l’univers, qu’on est sûr de retrouver chez soi régulièrement sans avoir peur que le contenu ait été emporté par le flux de l’infobésité entre-temps.
J’ai (re)trouvé mon lieu
Bref, j’avais trouvé mon lieu. Retrouvé, plutôt. Comme une boucle bouclée.
Alors, j’ai lancé Le Parisianer, mon média à moi. Invité tous mes lecteurs de la première heure, ceux qui m’ont donné le courage d’écrire pour partager nos sujets communs, nos culpabilités, nos fous rires et nos petites exaspérations. Et puis, j’ai repris ce bonheur fou d’écrire en toute liberté. Sans contrainte de commande, d’annonceur, de nombre de signes ni de photos.
Une newsletter hebdo gratuite
Depuis, chaque semaine, j’envoie à ceux qui s’abonnent la newsletter « Debrief », gratuite, une revue de presse de bric et de broc, aussi futile que sérieuse, foutraque que construite, sur les sujets d’actu qui m’ont interpellée.
Un abonnement pour du contenu premium
Et puis, je vais ajouter des contenus qui me prennent plus de temps. Des revues de food, de culture, des interviews, des récits insider de ma vie dans la mode, la vie parisienne, des visites d’ateliers, des secrets d’écriture, des lives, des chats, bref, des contenus qu’on ne trouve pas ailleurs parce qu’ils sont exclusifs et prennent du temps, un temps d’écriture devenu mon travail. C’est pour ça qu’ils seront payants, à raison de 5 euros par mois, ou 50 euros par an (qu’on peut résilier ou suspendre sans envoyer ses empreintes digitales en courrier recommandé).
Parce qu’aujourdhui on consomme l’info autrement. Via quelqu’un dont on aime l’univers. Via des textes quand on n’en peut plus de scroller dans le vide. Via un abonnement parce qu’on en profite quand on a le temps.
Alors, bienvenue !

