Pour ou contre les hommes à gourmettes ?
La terre battue, néo red carpet, Pierre Nin'hair, les bracelets de cheville et Zizou influenceur... Une semaine de revue de presse de bric et surtout de broc.
Faut-il se réjouir que la terre rouge de Roland (et non celle de Tara) soit devenue le nouveau red carpet ? Queenissima, Naomi Osaka hausse d’un cran ses arrivées, drapée dans des robes couture Germanier, des jupettes à sequins, soquettes à petits nœuds. Certains adorent, d’autres gueulent comme des putois que le sport doit rester dans son couloir. Ce sont pourtant les mêmes qui font grimper les vues sur les vidéos des arrivées des joueurs à Clairefontaine, « toujours plus », dirait mon fils (plus lookés, plus bijoutés, plus barberisés), et bitchent à tout rompre dans les commentaires sur ces milliardaires bas du front qu’ils célébreront (cross fingers) dans quelques mois. Perso je ne vois pas pourquoi sport et style ne feraient pas bon ménage. Quant aux anciens qui déplorent comme d’hab ces temps bénis où blablabla on ne faisait pas tant de coquetteries, qu’ils ouvrent leurs armoires et leurs mémoire, songeant combien ils ont soupiré d’envie devant les looks d’Agassi, son short en jean, son cycliste rose, la jupette de Capriati, la coupe de Sabatini. La nouveauté cette saison, ce sont les bijoux d’Aryana Sabalenka, venue taper la balle avec une parure triple rangs à 75 000 dollars. « Si je me sens belle grâce à mon look et mes bijoux, je joue mieux », a-t-elle déclaré. Et le Figaro de rappeler le bracelet en diamants de Chris Evert glissé sur le Langlen en 78.
En parlant de bracelet, faisons le focus sur cet objet de clivage de classe : le bracelet de cheville, dont les recherches ont augmenté ces derniers jours de 439% selon Vogue. Un truc que nulle fille de bonne famille n’aurait osé arborer aux temps lointains de ma jeunesse, où, il est vrai, le simple fait d’avoir des trous dans les oreilles vous marquait du sceau honteux du prolétariat. Une époque bannie ? Pas si sûr, tant ladite chaine de cheville semble contenir de fantasmes et d’interdits enfouis (imaginerait-on Christine Lagarde ou Anne Lauvergeon avec une telle chaîne de liberté ?), comme sa cousine masculine la gourmette, dont j’ai abondamment entendu parler cette semaine. Pour ou contre les hommes à gourmettes ? Perso, archi pour mais ça n’engage que moi (et ça n’est pas uniquement parce que je n’excelle pas dans la mémorisation des prénoms des gens).
En parlant de prénom, avez-vous entendu parler de Yoan, le sosie coiffeur toulousain de Pierre Niney ? Une histoire aux origines hilarante malheureusement emportée comme souvent par la vague de l’hyperviralisation. Ce qui avait débuté par une vidéo mignonne de La Dépêche venue filmer ce Pierre Nin-hair dans son salon a fini en un moment gênant chez Quelle Epoque (troublante).
Pendant ce temps, Pierre Niney, le vrai, publie des carrousels de ses vacances sur son compte Insta en remerciant bien l’hôtel toussa toussa. Un exercice très en vogue chez les artistes belges et français visiblement en mal de liquidités. Mais un qu’on n’attendait vraiment pas sur ce terrain-là (en tous cas moi), c’est Zizou et son compte Insta de bric et de broc, postant une story toute mimi sur la « Brasserie Philippe Boulogne », ceviche mal cadré, restau même pas tagué…
… avant de publier le lendemain une photo de lui et son minuscule chien-chien comme ça, sans légende ni rien. Un compte à 44 millions de followers en mode boomer maladroit, où alternent collabs de marque et instants de pure joie. Et un cliché finalement furieusement dans le vent lorsqu’on ouvre Le Parisien mag où l’on apprend qu’un Français sur trois prend des photos tous les jours, avec pour modèle favori de cette néo-activité obsessionnelle non plus leurs enfants (31%) mais bien… leurs animaux de compagnie (33%).
Comme quoi, rien ne change. Zidane, président.








Je vous adore, Adèle ! Merci pour vos contenus en tout genre. Là encore, vous m'avez fait rire.
Quel kif d’aller chercher les archives d’Agassi non ? Moi j’ai adoré pour mon avant dernière newsletter !