La course aux transats au petit matin, c'est pas bien
Les relous qui réservent les transats, le reverse BBL, la new face de John Travolta... vous vous coucherez moins bête.
Ils ont campé 3 jours sur leurs chaises pliantes. Même que certains vendaient leur « place » dans la queue, à mesure que gonflait l’envie / le besoin im-pé-ra-tif. De ? Choper un modèle de la collab Audemars Piguet x Swatch. Un gousset pop à 395 euros estampillé de la maison suisse dont le moindre modèle se vend à pas moins de 30 000 euros. Que ne ferait-on pas pour sauter de caste, sentir autour de son cou le poids du luxe, ou plutôt le revendre à des gugus prêts à mettre le double, le quintuple, pour « en être ». Las, les queuers horlogers ont dû battre en retraite à Lyon, Montpellier, Lille, après le chaos qui a poussé les boutiques à annuler la vente de l’objet de convoitise des watchodistos, même pas en édition limitée. Ca me fait penser à ces vacanciers qui se lèvent à 5h du mat’ pour aller balancer discrétos leur serviette sur tous les transats de l’hôtel en mode « réservation » avant d’aller se recoucher (voire ne jamais revenir), la conscience même pas tourmentée. Cette semaine, un voyagiste a pourtant dû rembourser un touriste allemand ayant passé sa semaine sans pouvoir se posay dans aucune des 6 piscines de son club à cause d’individus de cette funeste catégorie. La fin d’une tragédie ? Cheh !
En parlant de poser ses fesses, askip, selon Brut, c’est la fin du BBL. Kezako ? Le “Brazilian butt lift », soit la chirurgie esthétique d’augmentation fessière popularisée par Kim Kardashian (et la ribambelle de sosies qui ont suivi). Soit, pour 10K environ, se faire injecter sa propre graisse lipposucée dans l’arrière-train pour un effet silhouette sablier. Le truc, c’est que, comme toute mode, elle est passée. Aussi assiste-t-on à une nouvelle trend, le « Reverse BBL » (et reverse neurones, pensez-vous, si si, je vous entends). Autre trend plus abordable (quoi que) et bien plus facilement réversible, la collab Havaianas (les tongs) x Isabel Marant, qui agite ce qu’Instagram compte de users férus d’objets à fort potentiel de sold-outing (j’en fais partie). On craque ? On craque pas ? On se décide vite, en tous cas (histoire de pas devoir les acheter le double, le quintuple… bref on a compris).
En voilà un qui aurait craqué. Qui ? Macron, lequel aurait aurait entretenu une liaison PLATONIQUE avec Goldshifte Farahani, « révélée » par un journaliste de Paris Match qui en a (quasi) fait un bouquin. « Je vous trouve très belle », aurait ainsi écrit le quasi quinqua manifestement toujours pas sorti de sa période Rimbaud pré-ado, ce qui lui aurait valu la fameuse gifle de l’avion qui a fait le tour du monde (la gifle, pas l’avion). Moi ce que j’en dis, c’est qu’aucune femme n’aura subi autant que la sienne. Les critiques sur l’âge, le physique, les rumeurs en tout genre, et maintenant ça… Franchement. Pour un homme qui voulait faire de la cause des femmes la grande question de son mandat, c’est franchement raté.
De toute façon, c’est à pleurer, ce qu’on fait endurer aux femmes, entre les féminicides qui ne faiblissent guère (déjà 57 depuis janvier) et les victimes qu’on n’écoutent toujours pas (en mode « Houlala celle-là, elle veut se faire de l’argent » mais OÙ EST-CE qu’on gagne de l’argent en France en dénonçant son agresseur svp ?). Comme à Marilyn, figure intemporelle cristallisant ce que le patriarcat renferme de fantasme de la poupée, de la perversion des hommes lorsqu’ils veulent posséder envers et contre n’importe quelle loi. Dans Paris Match, on y apprend ainsi que, loin d’avoir trouvé la paix dans une mort solitaire à l’âge de 36 ans, la malheureuse subit depuis sa tombe la présence à son côté de Hugh Hefner, fondateur de Playboy qui a vendu des photos d’elle nue contre son gré. Et comme si ça ne suffisait pas, un autre gus s’est fait enterrer, exigeant qu’on le place sur le ventre (pitié), au-dessus de la star, « comme plaqué contre elle, à travers la pierre ».
Et de revenir à cette histoire de place qu’on s’octroie avec tyrannie.
Bien plus marrant (quoique ?) cette fois, ma découverte stupéfaite de l’existence de… coachs en prénoms lesquels, à 65 € la séance, croulent sous la demande de parents perdus. « On sait tous choisir la couleur d’un mur, mais c’est bien de prendre l’avis d’un expert ! », dit une cliente (patiente ?) La consultante interrogée par Le Parisien, elle, a appelé les siens… Amadis et Enid (non rien). Paraît qu’en Suisse, pour 30 000 euros, une équipe vous confectionne un tout nouveau prénom jamais porté.
Ce qui n’est pas le cas de John Travolta, apparu à Cannes cette semaine avec un tout nouveau visage. Jamais porté lui non plus. Mais était-ce vraiment une bonne idée ?






