LeParisianer, by Adèle

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Debrief

Jacob Elordi a mangé une cuisse de poulet à Disney

Je vous tease un peu avec ce titre, pas vrai ? Gros debrief cette semaine entre amour fou, amitiés programmées, mariage, manucure de miskine et galette bretonne.

oct. 09, 2026
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Alors non, on ne va pas parler de Jacob tout de suite. Mais ça viendra.

D’abord, et s’il y avait bien un sujet sur lequel je pensais n’avoir plus rien à apprendre, c’est bien les Bronzés. Ou plutôt le Splendid, mais c’est un peu la même chose, quand on a vu dix fois même les plus obscurs de leurs opus comme“Je vais craquer”, “Les Hommes préfèrent les grosses” (“Oh mais c’est génial, t’as Boudin !”) ou les inoubliables et angoissants “Secrets professionnels du docteur Apfelglück” (“Un seau de merde !”). Et pourtant, voilà t’y pas qu’au micro de RTL Belgique, Thierry Lhermitte a révélé que sa femme (la même depuis 45 ans !!) apparaît dans les trois volets des Bronzés. C’est elle qui cligne de l’oeil dans le 1, elle qui se tape le type exécrable du magasin de ski dans le 2, et à qui Thierry donne une leçon de golf dans le 3.

Au-delà du fait que je trouve TROP mignon que ce couple ait duré contre vents et marée probable sur notre Popeye national, cette anecdote (franchement, vous vous coucherez moins bête, non ?) m’en rappelle une que je ne peux m’empêcher de vous livrer. J’ai une amie qui, quand nous étions plus jeune, avait pécho “le fils de Thierry Lhermitte” (ainsi qu’il s’était présenté à elle) en boîte. N’ayant pas pris son numéro, le lendemain, elle avait essayé de le retrouver (à l’époque, appeler le 12 les renseignements, chercher dans le Bottin bref la galère) MAIS fini par réussir. Sauf que quand elle a appelé le fils de Thierry Lhermitte, donc, elle s’est rendue compte que le type en boîte l’avait mythonnée puisque ledit fils n’avait jamais entendu parler d’elle. En revanche, elle et le vrai fils se sont filé rendez-vous et elle a fini par se taper le VRAI fils, donc, de Thierry Lhermitte. Bon, je m’égare et me rattrape avec cette belle phrase livrée par le père à Paris Match en 2016 à propos d’Hélène, sa femme : “J’étais et je reste l’homme d’une seule femme : la mienne. Je suis toujours amoureux d’elle.’ Trop trop mims.

Ce qui m’amène à cette transition : si l’amour qui dure, ça se travaille, quid de nos amitiés ? Selon le terme récemment apparu de catch-up culture, on ferait vraiment n’impe dans notre néo-société de teubés. On se catche, on se glisse dans nos agendas “de dinnnngue non mais t’as vu nos viiies”, on s’attable entre 12h45 et 14h max attends j’ai une visio et hop, on coche, coche, coche au plus vite tous les sujets. Attends alors ton mec ? Et l’apparte ? Et ton horrible boss ? Nan, ta fille a ses règles ? Incroyable hier encore elle était dans sa poussette putain j’dois y aller stay vraiment génial de se voir trop bien trop bien bisous. Et ce sentiment de devoir accompli alors qu’en fait, on n’a rien vécu ensemble. Ni laissé au temps de l’ennui voire du silence l’opportunité de créer des brèches, des émotions et surtout des souvenirs, des vrais, qu’on se créerait (car non, la salade soit disant niçoise qu’on a ingurgitée à la va-vite ne restera pas gravée). Un phénomène théorisé par l’autrice américaine Michelle Elman, selon Le Monde, qui désigne une “évolution des sociabilités à l’âge adulte où l’on ne se voit plus tant pour partager des moments ensemble que pour se ‘mettre à jour’ sur la vie des autres. Caca.

Et ça n’est pas la nouvelle tendance mariage qui risque de régler cette programmation de l’amitié. Parce que ne le nions pas, si ces unions coûtent un bras (entre le billet, l’hôtel, le cadeau commun, la tenue…), elles ont au moins le bon goût de nous réunir souvent pour quelques jours, des soirées entières, des lendemains heureux où l’on partage, enfin, le fond de soi entre vieux potes et nouvelles têtes. Bha tintin. Parce que la tendance serait au “quiet wedding”. Bref, à des mariages discrets, en tout petit comité, la faute, selon les commentateurs du post de “Noah décrypte”, au “precariting”. Alors je dirais oui… et non parce que QUI vient de se marier en MINUSCULE comité, sans même inviter sa maman (et pourtant je l’aime bien mais là vraiment c’est non) ? Cristiano Ronaldo qui, me permets-je de juger sans le connaître certes mais allez je me la tente, a plutôt cédé à un way of wedding qu’à un problème purement matériel (mais je peux me tromper).

Peut-être cherche-t-il après tout à “faire comme les vrais gens”, ceux qui, comme moi, après quatre décennies de vaines tentatives, ne parviennent toujours pas à mettre correctement du vernis rouge sur leur main droite et se réjouissent, donc, que Miu Miu (radar incontesté du cool) ait lancé la mode du “vernis mal mis”. Moi je dis youpi, ça va me faire des économies (et je vais arrêter de craquer pour le semi tous les six mois avant de partir en pénitence le temps que mes ongles reprennent forme humaine d’ongles).

Est-ce que Sophie Adenot, qui vient d’amerrir après 8 mois en orbite, cèdera à la tendance ? Probable puisque, si j’ai bien compris, elle ne va pas recouvrer son habileté de sitôt. Ce que j’ai retenu, surtout, c’est qu’elle allait se jeter direct sur une galette complète bien beurrée. Et ça, c’est un très bon choix.

Meilleur en tous cas que celui de Jacob Elordi (Aaaaaah, enfin), qui AURAIT été aperçu avec Kendall Jenner à Disneyland (je ne comprendrai jamais pourquoi les gens qui ont l’opportunité d’aller N’IMPORTE OU en couple surtout qui se connaissent depuis peu vont dans un parc à manèges) en train de manger une cuisse de poulet. Je saiiiis, ça n’a mais vraiment aucune espèce d’intérêt mais évidemment, cette info s’est gravée dans ma mémoire, tandis que je ne sais toujours pas à quel département correspond 27, par exemple (contrairement à mon père qui les connaît tous). Mais donc je vous dépose ça là, en terme de conclusion à ce débrief hebdomadaire qui vous aura, je l’espère, donné du grain à moudre pour le week-end que je vous souhaite très bon.

Et si vous êtes en partance pour la gym, l’apéro, un date, bref que vous n’avez pas le time de me lire mais que vous êtes abonné premium, lancez l’audio ci-dessous pour un debrief dans les règles et avec le ton.

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