Chirurgie, paillettes, sandwichs et cacophonie
Une semaine de débrief en cacophonie, passée au tamis.
Ayé, la Coupe du monde est lancée, et avec elle son petit lot de misogyneries, buzz en tous genres, collec de paninis (si quelqu’un a chopé CR7, je suis preneuse) et prankeries. La première ? Le visage de Shakira, venue trémousser son séant lors du lancement de ce grand raout de soccer américanisé pour l’occasion (moi je dis, on n’est pas loin de l’appropriation culturelle) joues méga gonflées et solaires sur le nez. Il n’en fallait pas davantage au web qui n’a rien de mieux à faire de ses journées (et Dieu sait s’il est nombreux) pour affirmer avec la plus grande fermeté que cette femme-là n’était PAS Shakira. Comme ce pauvre Jim Carrey aux Césars, la chanteuse aurait embauché un sosie pour la remplacer. Bha ouais, ce serait tellement plus simple de trouver une copie conforme de soi, de la former à la danse, au play-back et l’envoyer perfomer devant les milliards de téléspectateurs du monde entier en payant une blinde sa prestation et son silence plutôt que d’y aller soi-même (on est vraiment bébêtes parfois). Bref, les fans ont tranché, petite cicatrice de front à l’appui, la singer était sans masque. Elle avait juste probablement calé trop tard son rendez-vous chez le chirurgien. Rha, ces stars, c’est comme les cuisiniers de Top Chef avec l’agar agar. Année après année, ils font toujours la même erreur…
En parlant de chirurgien, askip (selon Quotidien), si, hier, on venait voir, un peu honteux, son coiffeur avec une photo de Sienna Miller (moi) en lui demandant « la même chose » devant son expression désolée, aujourd’hui, les patients débarquent en cabinet avec leur « visage IA ». Oui, oui, comme s’il ne suffisait pas que nous conversions toute la journée avec Chat, cet ami qui vous veut trop de bien et ne vous contredit jamais, voilà-t’y pas qu’il vous tire un portrait-robot de votre vous idéal à apporter audit chirurgien. Résultat ? Déceptif, évidemment. Moi je dis, au point où on en est, faudrait qu’on vive tous avec des lunettes filtrantes pour se voir facetunés dans une forme de semi-réalité. On gagnerait du temps (et de l’argent).
Dans ladite réalité, il semblerait qu’après des siècles de maîtresse dans le placard, la gent féminine ait trouvé la solution pour confondre les maris volages dans un bel élan de sororité glitter. Sur Tik Tok, la trend « Divorce dust » se répand comme une trainée de paillettes. Le concept ? Lorsqu’on date un homme dont on doute, utiliser une crème pailletée sur le corps. Vous qui avez fait des soirées dans les Y2K, vous le savez bien que, 30 ans après, on retrouve toujours un paillette coincée quelque part dans le salon de ses parents à qui on n’avait rien dit. Comme sur le torse de monsieur, donc, qui, même après la douche, ne pourra se débarrasser de ce luminol conjugal. Femmes et amantes, on n’en finit plus de désormais se remercier mutuellement de cet évitement de perte de temps.
Du temps, il y en a eu peu pour Harper Beckham qui, cette semaine, est allée jouer les intermédiaires auprès de son grand-frère adoré aux abonnés de famille absents depuis le méga gate de la danse de mariage d’il y a quelques mois. Miskina, les photos la montrent tout de rose vêtue, sonnant vaillamment chez Brooklyn et Nicola avant de repartir broucouille aurait-on dit de mon temps (celui où on ne divorçait pas de ses parents sur les réseaux sociaux). Ok, ils n’étaient pas à LA mais à Miami… Mais moi je dis que cet homme-là devrait s’acheter un cœur de grand-frère plutôt que de faire de mauvais sandwichs pour tuer le temps qu’il occupe à faire rien qu’à pas ouvrir des portes.
Et des sandwichs, messieurs-dames, il en arrive des pas communs à Paris le 25 juin prochain. Accrochez-vous, pour le lancement de la saison 4 de The Bear, Disney s’associe au Guide Michelin pour proposer les fameux sandwichs au bœuf de Chicago de Carmy (au restau Amagat à Paris dans le 20e). Evidemment, j’irai, parce que ça m’a toujours intriguée cette histoire de sandwichs qu’on met 1 saison entière à élaborer en fumant mille clopes, décortiquant le monde et regardant dans le vide pendant des heures en tablier devant le local à poubelles. Et IMAGINONS qu’il soit là (Carmy), ce serait vraiment ballot de pas s’être déplacée. Epi pour revenir à cette fameuse Coupe du monde gonflée à la pub ricaine, une récente étude affirme que, trèèèèès loin devant sushis, pad thai et autres tasty crousty, c’est bel et bien la pizza qui reste reine des commandes des foot parties (avec un pic lorsque la France est en difficulté, une baisse quand la victoire est sans enjeu). Preuve que si tout change, rien ne saurait bouleverser totalement les institutions. Ouf.
Et je terminerai ce débrief par l’incipit brillant de « L’Objet du délit », le film (décevant, lui, car trooooop de longueurs, de maladresses et de scènes d’opéra et pourtant j’aime l’opéra donc je n’ose imaginer l’angoisse de ceux qui n’y seraient pas forcément sensibles) d’Agnès Jaoui :






