Il s’appelle Hugo. Il a 35 ans, 2 enfants et habite Bruxelles. Son compte Insta, Whoogy’s, cartonne. Ce qui ne l’empêche pas d’avoir pris le temps, au Festival Roller coaster du 8 octobre à Bruxelles, de répondre à mes questions mais aussi de participer à un talk pour parler créativité. J’y ai appris que son dernier livre (Dailycieux, aux éditions du Chêne) avait pour vocation d’être plus simple encore que les autres, pour coller un max à nos quotidiens. Pour lui, la création de contenu doit privilégier avant tout l’authenticité. Ses followers lui disent : “J’ai l’impression de cuisiner avec un pote.” Il ne fait pas de vague, parce qu’une amie lui a dit un jour : “Travaille en silence, le succès s’occupera du bruit.” Sa devise est la même que celle de Léon Marchand : le flow state, ce truc qui advient quand tout ce que tu as appris se met en place.
Enfin, il déclare que la créativité, c’est comme le savoir. Plus tu l’utilises, plus tu en as. Ca ne s’épuise pas (ça m’arrange). Et plutôt que de continuer à prendre des notes qu’il n’arrive pas à relire le lendemain quand il a des idées, il se fait maintenant des vocaux.
Ce tips-là, je prends !
Allez zou, maintenant je l’ai pour moi.
Adèle. Pour démarrer sur le thème des montagnes russes : est-ce toi tu as eu un gros down qui, finalement, t’a fait grave remonter ?
Whoogy’s. Bien sûr ! Quand le Covid est apparu, je venais de changer de boulot. Un mois avant le confinement ! Ce qui a été à la fois une bonne et une mauvaise chose. Pour le nouveau boulot, ça s’est pas très très bien passé parce que je n’ai pas du tout trouvé ma place. En revanche, ce qui a été génial, c’est que ça m’a permis de réfléchir à que j’aavais envie de faire. A mettre en place mon projet. A la sortie du Covid, j’ai commencé à bosser dessus et en novembre 2020, j’ai lancé Whoogy’s.
Aujourd’hui, son compte Instagram compte 897 000 followers. Et ses livres (les meilleurs livres de cuisine pour moi, vraiment), n’en finissent plus de séduire un secteur qui, pourtant, pourrait se contenter de vidéos sur les réseaux sociaux. Ce que j’aime chez eux ? La simplicité (peu d’ingrédients, des recos simples, pas de mots ni d’ustensiles compliqués), la fusion asiatique (souvent), l’enthousiasme transgénérationnel. La plupart de nos basiques en familles sont tirés des recettes de Whoogy’s. Fin de la parenthèse.
En parlant de montagnes russes, je voulais que tu nous donnes tes recos pour tous les moments de la vie up and down.
Ok !
Quel plat pour une veille d’entretien ?
Moi je ferais un truc qui soit quand même roboratif pour être en forme avec tout ce qu’il faut dedans sans être trop lourd pour être quand même en bonne digestion.
Une salade de lentilles, feta, butternut rôti et sardine. C’est très bien, on a bien mangé, la sardine, c’est très bon pour la santé et on passe une bonne nuit. Le lendemain, on est chaud. (la recette est dans son nouveau livre).
Et en lendemain de fête ?
En lendemain de fête ? Les coquillettes au jambon ! Avec de la crème, du fromage, du jambon. C’est pas très compliqué, il y’ a pas besoin de beaucoup de vaisselle ni de beaucoup d’ingrédients. donc on s’en sort plutôt bien. On déguste ça avec juste une grosse cuillère devant une série.
En cas de rupture ?
Les coquillettes (rires) ! Est-ce que c’est pas une gueule de bois, une rupture ? Non pour une rupture, je dirais qu’on a envie de reprendre soin de soi alors je ferais une recette de salade de choux-fleur avec betterave, noisettes et de la roquette. Et une petite vinaigrette à au paprika fumé. Comme ça on se sent frais, c’est croquant, ça nous donne envie de croquer la vie, quoi.
Pour un premier date chez soi où on invite quelqu’un ?
Un risotto à la crème de petits pois. Ça permet, si la personne est végée, qu’il n’y ait pas de problème. Et puis, c’est quand même très sympa à faire avec un petit verre de vin et surtout c’est quand même très gourmand, mais c’est sain. Et puis, tu ne prends pas le risque que l’autre te dise “J’ai trop mangé, faut que je rentre chez moi”. C’est le le mix parfait.
Et quand on est fauché ?
Quand on est fauché, les nouilles sauce soja et cebettes. Il faut juste des nouilles, de la sauce soja et de la cebette. Trois ingrédients, un peu de citron vert si on a quand même encore un petit peu d’argent et ça fait une recette vraiment très très bonne qui ne coûte pas cher et qu’on peut toujours avoir dans son placard, parce que ce ne sont des ingrédients secs.
Et enfin la première à faire avec un enfant à qui on apprend à cuisiner ?
Moi, j’adore les boulettes de poulet, On en fait souvent avec mon fils. Il peut jouer, vraiment créer ses petites boulettes avec la fierté de faire à manger. Et puis les boulettes c’est quand même très bon.
Merci Whoogy’s !
Son dernier livre s’appelle Dailycieux. Si vous aimez cuisiner, achetez-le les yeux fermés.
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Et bon appétit bien sûr.








J’étais en stage au Chêne quand son livre était en train d’être édité. Je me souviens encore que son éditeur se prenait la tête sur la couverture : reliée ou brochée ?? Bref,du peu que j’ai vu, je crois que ça va être une pépite !!